Logiciels et jeux indispensables : tout pour bien démarrer sur Macintosh 68k

Couverture du livre « Introduction to Macintosh Pascal » (1985) inspirée de Magritte

Cette page regroupe différentes ressources pour bien débuter dans l'univers du Mac 68k, j'y ai ajouté pas mal d'explications sur le fonctionnement de ces machines.

Ce qui est à télécharger ici vient parfois du net, parfois de disquettes qui trainent chez moi ; dans tous les cas j'ai testé chaque archive et j'ai refait la plupart des images disques pour m'assurer qu'elles fonctionnent et que celles qui sont supposées être bootables le soient réellement. Ce sont dans la mesure du possible des logiciels en français.

Je mets à jour cette page de temps en temps, en cas d'erreur n'hésitez pas à m'écrire à cette adresse.

Logiciels système

Système 6.0.7

Pour les machines 68000 l'OS le plus fluide est le système 6. La dernière version est la 6.0.8 mais je ne l'ai pas trouvée en français, elle est identique à la 6.0.7 à part pour la gestion des imprimantes donc je propose la 6.0.7.

Le système 6.0.7 est compatible avec tous les Macintosh 68000 à l'exception du 128K, du 512K et du PowerBook 100.

Màj : correction des images DD dont il manquait des accessoires et polices, retrait des images HD qui étaient corrompues.

Pour activer le multitâches il faut sélectionner le volume de démarrage sur le bureau, aller dans le menu Rangement, cliquer sur Fixer le démarrage... puis choisir MultiFinder.

Système 7.1

Pour les machines 68020 et plus rapides le système 7 apporte une compatibilité avec plus d'applications, un multitâches intégré à l'OS (plus besoin d'activer le multifinder), les polices TrueType, le glisser-déposer sur les icônes d'applications, des améliorations dans AppleTalk, dans la gestion des imprimantes et une interface en couleurs !

Le système 7 introduit aussi le support de plus de 8 Mo de RAM grâce à l'adressage 32 bits des CPU 68020, 30 et 40. Pour les Mac dont la ROM n'est pas compatible il existe Mode32.

La mise à jour 3.0 corrige simplement des bugs.

Les Macintosh sortis après le système 7.1 ont besoin d'un System Enabler pour booter le système, c'est un fichier à glisser dans le Dossier Système du disque sur lequel vous venez de faire l'installation. L'image bootable ci-dessus en contient plusieurs dans son dossier système, ils sont aussi présents dans la disquette Mise à jour 3.0 disque 2. Vérifiez dans ce PDF celui dont vous avez besoin ou au pire mettez-les tous.

Mac OS 7.5.3

Pour les machines 68030 et 68040 puissantes Mac OS 7.5 ajoute quelques fonctionnalités supplémentaires comme une barre de réglages en bas de l'écran pour notamment changer le volume, des fonds d'écran, AppleScript, un meilleur glisser-déposer et les outils MacTCP et OpenTransport pour se connecter à Internet. La plupart de ces nouveautés peuvent être installées manuellement et individuellement dans 7.1.

La version 7.5 introduit la marque Mac OS et l'écran de démarrage avec le logo Picasso.

Versions à éviter

Utilitaires

Les Macintosh SE/30 et Classic II sont compatibles avec les applications en couleurs, c'est du à la présence des routines d'affichage Color QuickDraw en ROM (parce que ces machines émulent une carte vidéo NuBus).

Extensions

Logiciels

Certaines fonctionnalités de MacPaint sont cachées : par exemple une sélection est redimensionnable librement en maintenant la touche Commande enfoncée, aussi une sélection est « tamponnable » avec Option. Il est possible de faire plein d'autres choses, bouquinez ce chouette manuel !

Jeux

Transférer les fichiers

Pour utiliser toutes ces pépites sur un vrai Mac le plus simple est d'utiliser un gadget moderne qu'on peut brancher à l'ordinateur pour émuler un vieux périphérique.

Les programmes à télécharger ici sont disponibles en deux formats :

Principes du Mac OS classique

Transfert de fichiers et fork de ressources

Sur Macintosh classique les fichiers ont deux parties : un fork de données et un fork de ressources. Le fork de données peut contenir n'importe quoi de manière non structurée, le fork de ressources contient lui des données structurées pour le Mac : il peut s'agit d'images, de texte, de paramètres...

Lorsqu'un fichier est transféré il arrive que le fork de ressources soit perdu et le système n'arrive pas à utiliser le fichier. C'est principalement un problème avec les fichiers exécutables, c'est pourquoi ils sont archivés souvent en .sit ou en BinHex. Il faut les extraire sur le Macintosh.

Dossier Système

Le logiciel système est contenu entièrement dans un unique Dossier Système situé à la racine du volume (disque dur, disquette...). Toutes les disquettes bootables contiennent ce dossier, il suffit de le copier sur un autre volume pour le rendre lui aussi bootable.

Dans le cas où la manip échoue (pas de boot), déplacer ailleurs System puis le remettre dans le Dossier Système fait le taf généralement.

Pour installer un système complet sur son disque dur, c'est quand même mieux d'utiliser le programme d'installation, ça permet de choisir facilement les composants qu'on souhaite y mettre sans devoir faire le tri manuellement.

Un dossier système est valide s'il contient au moins Finder et System, il a alors une icône spécifique. Techniquement le dossier système peut avoir n'importe quel nom et se situer n'importe où sur le disque, il est marqué d'une manière particulière (et mystérieuse) dans le système de fichiers.

Extensions et tableaux de bord

Les extensions ajoutent des fonctionnalités au système, les tableaux de bord aussi mais ces derniers offrent en plus une interface pour effectuer des réglages. Les extensions sont représentées sous forme de pièce de puzzle et doivent se trouver dans le dossier Extensions du Dossier Système situé à la racine du disque. Les tableaux de bord doivent eux se trouver dans Tableaux de bord.

Lorsqu'une extension ou un tableau de bord est glissé sur le Dossier Système le Finder propose de déplacer l'élément automatiquement dans le bon dossier. Parfois l'élément peut avoir besoin d'être accompagné par un dossier qu'il faut déplacer manuellement (par exemple le dossier des écrans de veille d'After Dark qui doit aussi aller dans Tableaux de bord).

Les extensions (et tableaux de bord) sont chargées en mémoire en permanence, sur des systèmes avec peu de mémoire disponible ça peut vite la saturer. Il vaut mieux ne mettre dans les dossiers Extensions et Tableaux de bord que ce que l'on utilise et garder le reste à côté par exemple dans des dossiers Extensions désactivées et Tableaux de bord désactivés.

Il est possible qu'une extension empêche le démarrage du système, dans ce cas démarrer en maintenant la touche Maj enfoncée désactive temporairement toutes les extensions !

Les dossiers Extensions et Tableaux de bord n'existent qu'à partir du système 7, sur le 6 tout est en vrac dans le Dossier Système.

La ROM et la PRAM

Le premier Macintosh de 1984 a 128 Ko de mémoire vive, pour la soulager les composants de base du logiciel système ont été mis dans une autre puce, la ROM (read only memory). À l'origine d'une taille de 64 Ko, la ROM contient des routines (fonctions) pour lire et écrire sur les disques, afficher du texte et des formes à l'écran (les fameuses routines QuickDraw) et effectuer diverses tâches de base d'un système d'exploitation. Les routines sont accessibles à travers une table d'adressage qui elle est en mémoire vive, ça permet de dérouter des appels à la ROM pour patcher certaines routines.

Le Macintosh Classic contient un système complet avec un Finder en ROM, on peut booter dessus en appuyant sur Option-Commande-X-O au démarrage.

La ROM du Macintosh est analogue au BIOS d'un PC à la différence que les routines du BIOS, plus primitives, ne sont réellement utilisées que par DOS. L'intégration du logiciel système et de la ROM fait que cette dernière ne possède pas d'équivalent au setup d'un BIOS. Les réglages de l'ordinateur comme la date/heure et le disque de démarrage se font depuis les différents tableaux de bord du système en cours d'utilisation. Vous pouvez installer le système 7 sur un disque dur puis changer le volume sonore ou le réglage de la souris puis booter le système 6 depuis une disquette et vous verrez que le réglage est synchronisé. Ces réglages sont stockés dans une autre mémoire, la PRAM (parameter ram), et sont persistants par la pile dans la carte mère. Ça explique qu'il faille refaire le réglage de la souris à chaque démarrage sur un Mac dont la pile est morte, et d'ailleurs attention aux vieilles batteries parce qu'elles ont tendance à couler et l'acide détruit la carte mère.

L'astuce magique pour résoudre certains problèmes est de réinititaliser la PRAM en appuyant sur Option-Commande-P-R au démarrage ; le Mac refait alors bong une deuxième fois.

Les disquettes

Les Mac 128K et 512K ne gèrent que les disquettes simple densité de 400 Ko. Le Mac 512Ke, le Plus, le premier Macintosh II ainsi que le premier SE supportent en plus les disquettes de double densité de 800 Ko. Les machines plus modernes dont le Macintosh SE FDHD (ou SuperDrive), les autres Mac II* et le SE/30 entre autres gèrent en plus les disquettes HD de 1,44 Mo.

La capacité d'un Mac à gérer tel ou tel type de disquette dépend évidemment du lecteur branché à l'ordinateur mais aussi de deux autres choses : la ROM ainsi que le contrôleur du lecteur, la puce IWM (integrated woz machine) ou SWIM (super woz integrated machine) à l'ère des disquettes HD.

Par exemple un Macintosh SE de première génération sur lequel on connecte un lecteur HD ne sera capable de lire et d'écrire que des disquettes de 400 ou 800 Ko. C'est à prendre en compte lors de l'utilisation d'un FloppyEmu.

Avant l'arrivée du SCSI, Apple proposait un disque dur externe qui se connectait à l'interface du lecteur de disquettes : le HD20.

SCSI et volume de démarrage

Le port DB25 à l'arrière des Mac n'est pas un port parallèle, ce n'est pas compatible électriquement et brancher n'importe quoi dedans peut endommager le contrôleur. Il s'agit d'un port SCSI ! À partir du Macintosh Plus, tous les Mac 68k disposent d'un bus SCSI. Le port DB25 à l'arrière de la machine est connecté sur le même bus que le port 50 broches interne sur lequel est branché le disque dur pour les machines équipées.

Différents périphériques SCSI peuvent être utilisés en même temps par l'ordinateur en étant chainés les uns à la suite des autres. Chaque périphérique a un numéro entre 0 et 7, ce dernier numéro est réservé par le Macintosh. On peut donc connecter au maximum 7 périphériques SCSI sur une machine, ils seront numérotés entre 0 et 6, sachant que le disque dur interne (s'il y en a un) portera le numéro 0. C'est bien de le savoir pour l'utilisation du BlueSCSI où on doit attribuer soi-même les numéros des périphériques émulés.

Après une installation, une réinitialisation de la PRAM ou un changement de batterie c'est une bonne chose d'aller dans le tableau de bord Démarrage et de cliquer sur le volume de démarrage, ça évite à l'ordinateur de chercher un volume bootable sur le bus ! Sinon par défaut l'ordinateur démarre sur le premier volume bootable en commençant par le numéro le plus haut.

Pour forcer l'ordinateur à booter sur le premier volume SCSI bootable plutôt que sur le volume paramétré, il faut maintenir les touches Option-Commande-Maj-Retour au démarrage ; ça peut être utile si le système installé est cassé.

Différentes gammes et générations de Mac 68k

CPU, MMU et FPU : les trois mousquetaires de la carte mère

Les Macintosh 68k ont utilisé les CPU suivants :

Deux composants sont associés (ou pas) au CPU : le MMU (memory management unit) permet à l'ordinateur de gérer la mémoire virtuelle ainsi que plus de mémoire physique que ce que le CPU permet d'adresser directement, le FPU (floating point unit) permet d'accélérer le calcul des nombres en virgule flottante. La présence de l'un ou l'autre peut impacter la compatibilité de certaines applications avec l'ordinateur bien que les applications qui refusent de démarrer sans FPU sont très rares.

Les processeurs 68k fonctionnent à des vitesses d'horloge différentes :

Les Macintosh LC475 et LC575 sont overclockables de manière stable jusqu'à 40 MHz simplement par l'installation d'une extension ! Cf les topics sur 68kmla et TinkerDifferent.

Les premiers Mac ont des cartes mères avec des bus de données 16 bits parce que ça correspond à l'architecture du processeur 68000. Les 68020 et suivants sont des processeurs totalement 32 bits (registres, bus de données et d'adresses) mais pour des raisons d'économie certaines machines gardent un bus 16 bits : LC, LC II, Classic II et Color Classic. Avoir un bus 16 bits plutôt que 32 bits entraine une perte de performance de 25% environ par rapport à une machine similaire avec un bus 32 bits mais n'influe pas sur la compatibilité des logiciels.

Résolution d'écran et accélération graphique

Les Macintosh compacts monochromes ont une résolution de 512x342. Le Macintosh II, premier Mac couleur, a une résolution minimale de 640x480 à sa sortie. Le LC qui arrive 3 ans après pour offrir une alternative moins chère est vendu en bundle avec un moniteur de 12" à la résolution étrange de 512x384, ce qui rend certaines applications couleur conçues pour le Mac II incompatibles (tout ne rentre pas sur l'écran). Le Color Classic reprend cette résolution de 512x384.

Le premier Macintosh partage le même 68000 que d'autres machines comme l'Amiga, mais là où ce dernier possède d'autres puces pour fournir une accélération graphique, le Macintosh n'offre rien de ce genre. Le bitmap d'affichage est stocké directement en mémoire vive et c'est la responsabilité du CPU de mettre à jour les pixels en mémoire. Ensuite le circuit vidéo lit la mémoire 16 ou 32 bits (SE) à la fois pour rafraichir l'écran en empêchant le CPU d'accéder à la mémoire. (Guide to the Macintosh Family Hardware 2nd edition, pp. 66, 401)

Le Macintosh II possède une vraie carte vidéo avec de la mémoire dédiée qui permet d'afficher des choses à l'écran plus rapidement puisque le circuit vidéo n'a plus besoin de partager l'accès à la mémoire principale avec le CPU, les deux peuvent lire et écrire dans la mémoire vidéo en même temps. (p. 406) Un autre composant fait son entrée fracassante : le CLUT (color look-up table) qui contient un tableau de correspondances entre les couleurs du mode de l'ordinateur (monochrome, 16 couleurs, 256 couleurs...) et celles affichées à l'écran. Les Mac SE/30 et Classic II possèdent en partie cette circuiterie pour des raisons de performances et de compatibilité. Ça explique la présence de Color Quickdraw en ROM sur ces machines.

Comme sur d'autres plateformes, les couleurs sur Mac fonctionnent en palettes, lorsqu'un jeu demande à passer en 16 couleurs c'est parce qu'il peut définir librement quelles vont être ces 16 couleurs. Le système propose une palette de couleurs par défaut mais le jeu peut très bien choisir 16 teintes de rose par exemple.

Compatibilité des applications

La compatibilité d'une application avec un ordinateur dépend de :

En général qui peut le plus peut le moins sauf que certains programmes du début de l'ère Macintosh au milieu des années 80 tapaient à des endroits fixes dans la mémoire par exemple pour dessiner à l'écran plutôt qu'utiliser les routines prévues à cet effet. Quand le mappage de la mémoire a changé dans les Mac plus récents ça a posé problème.

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